Communiqué pour le maintien de l'instruction en famille pour tous

Communiqué pour le maintien de l'instruction en famille pour tous

Communiqué pour le maintien de l'instruction en famille pour tous :

Les parents instruisant leur enfant en famille sont profondément attachés aux valeurs républicaines, aux principes de laïcité et de tolérance.

Nous réaffirmons la devise de la République : « Liberté - Égalité - Fraternité ».

D'une part, la Liberté – Liberté d'instruire : En effet, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 (DUDH), la Constitution française de 1958 et la Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989 affirment la liberté d'instruction et d'enseignement.

L'article 26, alinéa 1 de la DUDH indique : « Toute personne à droit à l'éducation. »

Alinéa 2 : « L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. »

Alinéa 3 : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants ».

D'autre part, l’Égalité entre les individus : Au sein de l'association Instruction En Famille des Savoie, nous accueillons toutes les familles soucieuses du bien-être et de l'épanouissement de leur enfant, sans distinction.

Enfin, la Fraternité : Elle se voit au quotidien dans les liens sociaux crées entre les familles où partage, entraide et solidarité sont au cœur des rencontres.  

Toutes les familles ont vécu les annonces présidentielles comme une atteinte à la citoyenneté, à la liberté et à notre rôle de parents assumant pleinement l'éducation de nos enfants (instruction comprise).

L'état nous reproche le séparatisme mais la définition de séparatisme c'est : « l'attitude, la tendance à sortir d'un ensemble national et à former une entité politique distincte de l'État d'origine ».

Aujourd’hui l'instruction en famille est encadrée par l’État, notamment par un contrôle pédagogique annuel et une enquête de la mairie bisannuelle.

Le contrôle pédagogique s'appuie sur les attendus de fin de cycle du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Le domaine 3 de ce socle qui est également contrôlé, concerne la formation de la personne et du citoyen. Aucun reproche à notre connaissance, n'a été fait à ce jour à une famille concernant ce domaine.

Les familles déclarent chaque année l'instruction à domicile et sont contrôlées par l’État régulièrement. Les résultats s'ils sont positifs permettent de poursuivre l'instruction. De ce fait, les familles ne sont pas hors du système, mais intégrées au système, alors que leur reproche t-on?

Les raisons de l’instruction en famille sont aussi multiples que le nombre de familles qui la compose, ainsi que les différents besoins pédagogiques des enfants. Un but commun rassemble toutes ces familles: le bien-être de l’enfant. Certaines familles font d’emblée ce choix parce qu’elles ont à cœur de prendre l’entière responsabilité de l’éducation de leur enfant. C’est un projet de vie.

Pour d'autres familles, l'instruction en famille est un second choix car l’Éducation Nationale ne répond pas aux besoins de leur enfant et n'a pas de solutions éducatives adaptées à leur proposer. C'est le cas des enfants : à haut-potentiel, ou ayant des troubles de l'attention (avec ou sans hyperactivité), ou ayant des troubles dys (dyslexie, dysgraphie, dyscalculie, dysorthographie...), ou ayant des troubles du spectre autistique, ou en phobie scolaire, ou des enfants qui ont subi des violences verbales et/ou physiques... Ces enfants aujourd'hui non-scolarisés ont retrouvé le goût d'apprendre, la confiance en eux. Ils sont plus détendus, heureux et épanouis. La perspective de retourner à l'école s'apparenterait à une violence psychologique, le gouvernement est-il prêt à en assumer les conséquences?

Quelles solutions éducatives et modalités d'accueil Monsieur Macron et Monsieur Blanquer mettront-ils en place en septembre 2021 pour tous ces enfants qui ne pouvaient pas rester à l'école ????

En septembre 2021, le corps enseignement  aura la charge de tous ces enfants que l’État aura contraint à aller à l'école, tous ces enfants ayant des besoins pédagogiques particuliers. Comment feront ces enseignants ? Étant donné qu'ils manquent déjà de moyens aujourd'hui!

Nous ne comprenons pas ce qui nous est reproché. Qu'est-ce qui justifie une telle mesure coercitive ? Il est temps de lever le climat de suspicion et la stigmatisation dont les familles IEF font l’objet depuis des années, boucs émissaires d’un combat qui ne nous définit pas.

Nous demandons au gouvernement le maintien du droit à l’instruction en famille pour TOUTES les familles dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

Au nom de la République et de la Démocratie, nous demandons à Emmanuel Macron et à Michel Blanquer de respecter nos Droits de parents, responsables de nos enfants, inscrits dans la DUDH de 1948, dans la Constitution française de 1958 et dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989 et à fortiori de respecter la liberté du choix à l'instruction.

Les membres de la collégiale de l'association IEF des Savoie

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