Derrière l’étiquette “circuit court” : la promesse du juste prix
La conviction d’un prix plus juste s’appuie d’abord sur une logique arithmétique : moins d’intermédiaires, c’est moins de marges prélevées et plus de revenus pour l’agriculteur. Selon la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), le producteur touche en moyenne 70 à 85 % du prix final en vente directe, contre 6 à 25 % dans la grande distribution conventionnelle (source : FNAB). Mais ce potentiel mérite d’être illustré et nuancé.
Part du prix final revenant au producteur selon le mode de vente
| Mode de commercialisation |
% du prix final pour le producteur |
| Grande distribution |
6-25% |
| Circuit court (vente directe) |
70-85% |
| Magasins spécialisés (biocoop, etc.) |
40-50% |
Cet écart s’explique par la suppression des coûts de transformation, transport longue distance, emballage et intermédiaires. Mais l’équation n’est pas toujours aussi heureuse dans la pratique, surtout pour les exploitations peu mécanisées ou faiblement structurées.
S’ajoute à cela la capacité, pour le producteur en circuit court, de fixer lui-même son prix de vente en fonction de ses coûts réels, de son travail et de ses besoins, échappant ainsi à la pression des cotations du marché globalisé. Cette liberté, précieuse, offre une possibilité unique de reprendre la main sur l’économie de sa ferme.